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Récit de Course : Sylvain Chavanel a participé à la Titan Desert

mercredi 18 novembre 2020

Teams / Athlètes

Il est des épreuves qui mêlent aventure, découverte et rencontres. La Titan Desert est de celles-là. Cette année, Sylvain Chavanel y a pris part pour la 2ème fois. Il revient avec le sourire et la boite à souvenirs bien remplie.

La Titan Desert est une course VTT par étapes qui se déroule au printemps dans le désert marocain depuis 14 ans. Pour cette 15ème édition, de manière à garantir les meilleurs conditions sanitaires, l’organisation a déplacé l’événement en Espagne dans la région d’Alméria, en ce début du mois de novembre. Il s’agissait de parcourir 428 km en 5 étapes avec 8500m de dénivelé positif. En bon « touche à tout » Sylvain Chavanel était de cette aventure. Découvrez son retour d'expérience :

Giant : Salut sylvain, on t’avait déjà vu à VTT sur la Titan Desert. Tu vas finir par devenir un habitué…

Sylvain Chavanel : Oui, c’est ma 2ème participation à la Titan Desert. C’est un événement que j’aime beaucoup parce que c’est vraiment dépaysant. L’année dernière Melcior Mauri m’a invité. J’y ai participé et j’ai adoré le concept. L’idée est de rouler en course sur un itinéraire qui n’est pas balisé. On navigue au GPS et on doit relier les différents checks points. Ça t’oblige à lever le nez, et à surveiller le terrain. La notion de navigation est importante. Le concept est vraiment chouette : il y a des classements par équipes en plus du solo. Cette année, je devais participer en équipe avec mon frère et mon ami Amaël Moinard. En raison du COVID, la course a été déplacée en Espagne et décalée dans le temps. Je me suis retrouvé à être le seul des trois à pouvoir participer. Du coup, je suis venu en solo mais j’ai pris énormément de plaisir. La région autour d’Alméria est magnifique. Le campement était installé juste à coté de ce qu’on appelle « Mini Hollywood ». C’est un décor de cinéma en plein désert. C’est assez étonnant. C’est là qu’ont été tournés pas mal de westerns dont « Le bon, la brute et le truand » avec Clint Eastwood.

Giant : Et te revoilà avec un dossard…

Sylvain Chavanel : Oui, un dossard, mais sans ambition.  Comme mon frère et Amaël n’ont pas pu venir j’ai été intégré à l’équipe « KH7 - Logifrio ». Ce sont deux marques espagnoles. KH7 fabrique du lubrifiant, et Logifrio est un spécialiste de la logistique réfrigérée. Avant la course, je ne connaissais pas mes coéquipiers. Cette notion d’équipe nous a permis de rouler ensemble et de faire connaissance. Pour cette raison, je n’ai pas roulé à mon niveau, mais je n’y allais pas pour le classement. Et les paysage sont tellement dingues que j’en ai pris plein les yeux.

Giant : Tu parles de rencontres. On a vu des photos avec Miguel Indurain. Ça c’est une sacrée rencontre non ?

Sylvain Chavanel : Oui, c’était un grand moment pour moi ! Quand j’étais jeune coureur, Miguel Indurain c’était mon idole. Il faut savoir que j’ai des origines espagnoles par mon grand-père paternel. Dans la famille, comme pour tous les espagnols qui aiment le vélo, c’était une icône Indurain ! C’est vraiment quelqu’un qui m’a donné envie de devenir pro. J’étais ravi de le rencontrer et d’échanger avec lui.

Giant : Vous avez eu l’occasion de rouler ensemble ?

Sylvain Chavanel : Oui, on s’est offert une bonne partie de manivelle le dernier jour notamment. Mon équipe étant mixte, j’étais en train de rouler avec ma coéquipière Claudia, une championne de ski-alpinisme reconvertie au VTT marathon, que je protégeais dans ma roue. Et je vois que nous remontons sur un petit groupe. Il y avait Miguel Indurain. Je suis arrivé à son niveau. Et là ma coéquipière m’a dit : je vois que vous avez tous les deux des fourmis dans le jambes…. Et elle m’a donné un bon de sortie. Du coup, avec Miguel on s’est mis à rouler à bloc : c’était génial. J’étais comme un gosse. On a pas mal échangé. A 56 ans, le gars roule sacrément fort. Il est à la fois très humble et abordable. Et en plus, il roule sur un Giant XTC Advanced SL 29. En bref, il a la classe.

Giant : On sent que tu t’es régalé. Tu as envie d’y retourner ?

Sylvain Chavanel : Oui, c’est une belle aventure. Et ça s’est d’autant mieux passé que je roulais sur un Anthem Advanced Pro 29, le vélo est top. C’est très appréciable d’avoir une suspension qui est active. Franchement, c’est un super vélo. J’ai pris énormément de plaisir même si je me suis fait une frayeur juste avant le départ la dernière étape. Mon plateau s’est desserré et j’ai cassé des vis-cheminées à l’échauffement 10mn avant le départ. On a réparé ça rapidement mais pas à temps pour le départ. Je suis partie en 2ème box, 5 mn après tout le monde. Il a fallu s’employer pour revenir sur tout le monde. Là ça roulait vite…

Giant : Ça te donne envie d’y retourner pour la course ?

Sylvain Chavanel : C’est une belle course et j’avoue que ce me donnerait presque envie de m’entrainer sérieusement pour jouer plus aux avant-postes. Cette année, j’ai passé 3 semaines sur le Tour de France sans vélo en septembre. Ce n'est pas l’idéal pour enchainer autant de kilomètres. Mais l’objectif était le plaisir et ça, c’était au rendez-vous. Mais qui sait, l’organisateur à dejà annoncé la date en mai 2021… wait and see…

#RideUnleashed

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