Trajectory: Sascha Kim
Pour Sascha Kim, ambassadeur Giant, le VTT a toujours été bien plus qu'un simple sport. C'est une activité créative, une manière d'exprimer sa personnalité et son style.
Pour Sascha Kim, ambassadeur Giant, le VTT a toujours été bien plus qu'un simple sport. C'est une activité créative, une manière d'exprimer sa personnalité et son style.
Sascha a grandi dans une petite ville côtière de Tasmanie, sans bikeparks, avec peu de sentiers et presque aucun relief. Son parcours vers une carrière d'athlète professionnel en enduro a donc commencé par une optimisation maximale de son environnement. Cela impliquait notamment de construire ses propres sentiers et bosses pour perfectionner ses compétences.
Cette année, Sascha amorce un nouveau chapitre, passant du statut de coureur à temps plein à celui d’ambassadeur Giant. Nous avons discuté avec lui de cette transition et de ce que l’avenir lui réserve !
Q : Tu viens d’Eggs and Bacon Bay en Tasmanie, un endroit peu connu pour sa scène VTT. Comment as-tu commencé à rouler ?
Sascha : J’ai découvert le VTT assez tard, lorsqu’un ami m’a emmené rouler après un match de football à l’école primaire. Je me souviens encore de l’excitation de cette première sortie, et depuis ce jour, j’ai été complètement accro. Vivre dans un endroit isolé signifiait que je passais énormément de temps sur mon vélo, entouré de forêts, sans distractions.
Q : Quelles ont été les plus grandes difficultés et comment les as-tu surmontées ?
Sascha : Le manque de dénivelé était mon plus gros défi. Cela m’a forcé à être créatif avec le terrain à disposition. Quand tu n’as que 15 secondes de descente, tu dois faire en sorte qu’elles comptent ! J’ai commencé à creuser des trous profonds pour forcer la suspension à réagir et à construire des sauts techniques.
Grâce à cet entraînement improvisé, rouler sur de vrais trails m’a semblé beaucoup plus naturel une fois que j’en ai eu l’occasion, même si les obstacles étaient plus grands.
Q : Tu décris le VTT comme une sensation unique de liberté. Peux-tu expliquer ce que tu ressens en roulant ?
Sascha : C’est comme si tout autour de toi disparaissait. Un pur moment de liberté, une sensation si grisante que dès que tu t’arrêtes, tu veux immédiatement recommencer.
Ce n’est pas juste une question d’adrénaline, c’est aussi un moyen d’expression. Chaque rider a son propre style, il n’y a ni bonne ni mauvaise façon de rouler, et c’est ce qui rend ce sport si unique.
Q : Tu cherches constamment à apprendre de nouvelles choses. D’où te vient cette mentalité ?
Sascha : L’envie d’apprendre quelque chose de nouveau et la satisfaction une fois que j’y arrive. C’est un processus unique, différent de n’importe quelle autre tâche difficile mais gratifiante.
Même si l’objectif final semble compliqué au départ, c’est justement ça qui alimente ma motivation. Cette mentalité dépasse largement le VTT : qui ne voudrait pas s’améliorer dans tout ce qu’il entreprend ? Mais ce qui me motive le plus reste le perfectionnement de mon art du pilotage. Sans cette passion, il serait difficile de continuer à repousser mes limites.
Q : Peux-tu partager un moment où tu as dû te surpasser pour progresser ?
Sascha : Mis à part les nombreux trous que j’ai creusés pour mes sauts, un des moments les plus difficiles a été l’année dernière, pendant la pause du championnat EDR.
J’étais en convalescence après une grosse maladie, je ne pouvais pas m’entraîner et j’ai commencé la saison dans un état de forme précaire. Pouvoir enfin reprendre un entraînement intensif a été un soulagement immense.
Q : Y a-t-il une technique que tu as eu du mal à maîtriser ?
Sascha : Rouler avec des pédales automatiques a été un vrai défi pour moi. J’ai toujours roulé en pédales plates, même en course de XC.
En descente, c’était plus facile, mais en enduro, l’adaptation a été compliquée. Je me souviens qu’en Loudenvielle, lors d’une étape boueuse l’année dernière, j’ai remis mes pédales plates en plein milieu de la course !
Q : Tu as rejoint Giant en tant que coureur d’enduro dans le Giant Factory Off-Road Team. Que penses-tu de l’évolution de la Coupe du Monde UCI et du recul de l’enduro ?
Sascha : C’est dommage de voir où en est l’Enduro World Cup aujourd’hui. Mais j’ai la chance d’être soutenu par Giant, qui m’offre une nouvelle opportunité en tant qu’ambassadeur.
J’espère que l’enduro retrouvera sa place, car c’est une discipline que j’adore, que ce soit en compétition ou juste pour le plaisir.
La transition de coureur à ambassadeur est excitante et j’ai hâte de voir où cela va me mener.
Q : Quelles sont tes ambitions dans ce nouveau rôle d’ambassadeur Giant ?
Sascha : Apprendre quelque chose de nouveau !
Je pense que mon rôle chez Giant va me permettre de grandir dans des domaines inexplorés. Ce qui est génial, c’est qu’il n’y a pas d’objectif final défini.
Je ne sais pas où cette aventure me mènera, et c’est justement ce qui la rend passionnante.
Q : Dans Trajectory, on voit des extraits de vidéos que tu as tournées plus jeune. La création de contenu a-t-elle toujours fait partie de ton expérience en VTT ?
Sascha : J’ai toujours aimé le processus créatif, que ce soit pour construire des sentiers, apprendre une nouvelle compétence ou filmer des sessions.
Filmer mes rides est toujours un plaisir, et revoir ces moments est extrêmement satisfaisant.
Q : Quels sont tes projets à venir ? Des courses, des tournages ou des défis en vue ?
Sascha : J’aimerais pouvoir annoncer un énorme projet, mais honnêtement, je n’en ai pas pour le moment.
Ces dernières années, j’ai eu la chance de vivre des expériences incroyables. En regardant en arrière, je réalise à quel point j’ai été privilégié !
Récemment, j’ai déménagé dans un endroit où le VTT n’est pas idéal. Ça peut paraître étrange, mais cela me rappelle mes débuts : peu de trails, pas de bikepark… Cela me force à être créatif à nouveau, et j’ai hâte de voir ce que je peux inventer.
Lancer Trajectory en début d’année est une super façon de commencer 2024, et je suis impatient de réaliser d’autres projets créatifs dans les mois à venir !